Constat,  Urbanisme

Urbanisme, une vision qui a sculpté Louveciennes (1ère Partie)

Urbanisme de Louveciennes, 1 ère partie, décodage et constat.

Dans les années 70, nous avions à la tête de l’état des personnages politiques qui lançaient des grands projets pour la France.
On peut citer quelques-uns de ces projets à titre d’exemple :
– Le nucléaire et le programme des centrales,
– Le TGV
– Le Concorde
Tous ces grands projets étaient le fruit d’une vision ambitieuse sur le long terme. Il fallait plusieurs mandatures présidentielles (qui à l’époque étaient de 7 ans).
Aujourd’hui, nous n’avons que des « visions » très court-termistes et électoralistes tant sur le plan national que local…

Et pour Louveciennes qu’en est-il ?
Dans les années 70, nous avions un maire qui faisait aussi de grands projets et qui se souciait de l’avenir de sa ville.
Ce Maire, c’était Monsieur Jacques Tassin (maire de 1965 à 1986), qui est resté l’édile du village pendant 21 ans.

50 ans plus tard, il est intéressant de lire l’extrait du « bulletin municipal de Louveciennes » numéro 27 de novembre 1975.
Le Bulletin municipal de Louveciennes était le prédécesseur du Louveciennes Echos.

Cette publication dont voici le texte intégral permet de comprendre l’évolution de notre village.

La municipalité poursuit depuis plusieurs années une politique de réserves foncières, c’est-à-dire d’acquisitions de terrains ou de propriétés, dans l’objet de permettre à la commune, d’une part de sauvegarder le site et les espaces verts et, d’autre part, de disposer de terrains afin de pouvoir satisfaire aux besoins présents et futurs de la population (les services communaux comme les sociétés locales) aussi bien en bâtiments qu’en voirie et en espaces verts.

Dans cette optique, la commune a récemment acquis :
• LA BATTERIE DES ARCHES en 1969, d’une surface de 4,33 hectares. Cette propriété doit normalement permettre : d’agrandir le cimetière qui est à nouveau devenu trop petit ; d’établir un certain nombre d’aires de jeux ; de loger une partie des services techniques ; de mettre un certain nombre de locaux à la disposition des sociétés locales ; enfin, de servir ultérieurement et après aménagement, de lieu de promenade et de loisirs à la population.
• LES COMMUNS ET LE POTAGER DU COŒUR VOLANT en 1974 (qui faisaient partie de la propriété du comte de Paris), d’une superficie de 2,84 hectares. Le potager doit recevoir un terrain omnisport (terrain de football, piste d’athlétisme, etc.). Les bâtiments existants des Communs vont être aménagés en sept logements communaux, le rez-de chaussée devant essentiellement recevoir les vestiaires correspondant aux installations sportives ainsi qu’une salle commune. Il est à noter que ces deux propriétés, mitoyennes l’une de l’autre, le sont également avec des parcelles de terrains situées au pied de l’aqueduc et constituent ainsi un ensemble d’une superficie de 7,6 hectares représentant sans aucun doute une protection effective du site et des espaces verts des lieux et forment un lieu de promenade privilégié pour la population.
• LA PROPRIETE DES GRANGES DU BARRY, en 1974, d’une superficie de 7,78 hectares, laquelle doit être aménagée en parc public. D’ores et déjà, 2,5 hectares sont ouverts au public rue de la Princesse et il est envisagé de d’y installer prochainement, sur une parcelle 3 hectares environ située au sud de la propriété, le centre aéré et de loisirs pour les enfants. Ultérieurement ce parc pourra, après aménagement, être ouvert en totalité à la population.
• LA PROPRIETE CAIN, en 1975, d’une superficie de près de 9000 mètres carrés située près du Hameau de Voisins.
Dans un premier temps, la MJC sera installée dans la maison principale tandis que les annexes abriteront des activités de l’A.A.C. et de Louveciennes-Accueil.
Du fait de cette acquisition, la commune dispose en outre d’une surface de terrains bien situés et qui complètent très utilement l’ensemble des terrains situés autour du gymnase et du groupe scolaire Paul-Doumer.
• LA PROPRIETE VERNES, pour une surface de 13.000 mètres carrés environ, va faire également l’objet d’une acquisition prochaine par la commune. Il est en effet prévu qu’à l’occasion d’une certaine urbanisation de cette propriété, la commune acquerra le château ainsi que la bande de terrain correspondante entre la rue de l’Etang et la rue du Général-Leclerc. Ainsi la commune pourra-t-elle mettre à la disposition du public un parc en plein cœur du village et à la disposition des collectivités locales les locaux situés dans le château (Club des aînés pour le rez-de chaussé demeurer disponibles pour d’autres besoins à supérieurs); d’autres locaux devant en tout état de prévoir.
• LA PROPRIETE PERICHON, pour une partie importante, soit 4575 mètres carrés environ, a été acquise en 1973. Située rue du Général-Leclerc, cette surface de terrain vient utilement compléter la propriété des consorts Gaudet, précédemment acquise, avec laquelle elle constitue un ensemble de près de 8000 mètres carrée située également en plein centre du village, en face de la mairie. En ce lieu, un parc mis à la disposition du public sera prochainement aménagé. Tout ceci indépendamment des deux terrains acquis en 1973 et 1975 par la commune pour y construire de petits ensembles de logements collectifs :
– Rue Georges Blandon : 2650 m³ environ pour 19 logements.
– Chemin de l’Ariel 5 307 m² environ pour 39 logements. –
Ainsi, en l’espace de quelques années, la commune est devenue propriétaire de grandes parcelles de terrain qui totalisent près de 19 hectares, ce qui lui permet d’avoir à son entière disposition aujourd’hui trente-quatre parcelles de terrain représentant au total 218 754 mètres carrés. Ceci doit lui permettre d’envisager l’avenir avec sérénité face aux besoins qui se feront jour ; mais dès maintenant, elle dispose de moyens lui permettant de la préserver d’une urbanisation intensive quels que puissent être les règlements à venir.
Cette politique de réserves foncières, la commune l’a également poursuivie sur le plan des immeubles anciens afin d’éviter dans l’immédiat leur destruction où leur mauvaise occupation et, en tout cas, en permettre leur rénovation future.
• C’est ainsi que la commune a acquis au cœur du village quatre immeubles représentant une surface de 416 mètres carrés et au cœur du Hameau de Voisins trois immeubles représentant une surface de 393 mètres carrés, ce qui constitue d’ores et déjà un ensemble logements. Cet effort sera poursuivi. En particulier la maison Saint Saëns, située à Voisins, fait actuellement l’objet d’études attentives en vue de son acquisition et de sa confortation intérieure.
• Là encore la commune se trouve donc propriétaire de nombre de parcelles de terrain sur lesquelles sont implantés des immeubles anciens, ce qui lui permet de mettre à la disposition de la population cinquante- sept logements auxquels s’ajoutent les logements locatifs de la résidence Paul-Doumer.
Cette situation lui permet en outre de mieux maîtriser l’urbanisme aussi bien au centre du village qu’à Voisins en attendant qu’il puisse être procédé dans un avenir plus lointain à la rénovation de certaines parties de ces ensembles urbains.
Telle apparaît la politique foncière poursuivie depuis quelques années dans le souci essentiel de préserver l’avenir et de tendre à satisfaire, dès maintenant, les besoins de la population.

Après Mr Tassin, c’est une autre histoire…

Depuis, les municipalités se sont succédé et n’ont cessé de vendre le patrimoine communal que certains appellent les bijoux de famille, pour maintenir le train de vie de la mairie, notre qualité de vie, … On peut citer à titre d’exemple : le stade des Plains Champs.
Pour en arriver aujourd’hui à fermer des écoles (Groupe scolaire Paul Doumer) et de regrouper la Maison des Jeunes (MJC), la maison des enfants, des associations, … dans la future « Maison Paul Doumer ». La mairie va continuer à vendre son patrimoine immobilier devenu vacant (Maisons Julien Cain, Maison des enfants, …) pour financer en partie le projet.

Depuis 40 ans notre patrimoine communal s’érode.

Que va-t-il rester ?

Rappelons que la taxe foncière à Louveciennes a augmenté de 27% sur les 4 dernières années.
Rappelons aussi qu’elle n’est pas payée par les bailleurs sociaux.

A suivre … dans la seconde partie

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