Constat,  Sécurité

Vidéo protection, une communication trompeuse

La mairie a engagé le déploiement de la vidéoprotection sur la commune de Louveciennes, il y a plus de 15 ans et ce n’est toujours pas terminé.
L’objectif étant la prévention des incivilités, des cambriolages et des trafics.

L’actuelle municipalité poursuit le déploiement de manière sporadique.
Lors de la cérémonie des vœux du Maire, le 10 janvier 2026, Madame le maire de Louveciennes a annoncé une augmentation prochaine du dispositif de vidéoprotection, portant le nombre total à 62 caméras dans les mois à venir.

Ce nombre peut paraître élevé et, à ce titre, rassurant pour la population.

Mais, cette communication est pourtant trompeuse.

En effet, 1 site de vidéoprotection, qu’il s’agisse d’un point de surveillance, d’un mât, … il peut en regrouper jusqu’à 7 ou 8 caméras.

Exemple d’un site avec une vision panoramique qui contient en principe 4 caméras + 1 caméra supplémentaire en dessous.

Dès lors, la question pertinente n’est pas le nombre de caméras que nous ne remettons pas en cause, mais bien le nombre de SITES effectivement installés et restants à installer.

D’où nos questions :

  • Combien de sites sont aujourd’hui opérationnels ?
  • Combien en reste-t-il à déployer pour assurer une couverture cohérente et efficace de l’ensemble du territoire de la commune de Louveciennes ?

En 2019, la mairie a conduit une étude en partenariat avec la Police Nationale et le correspondant sécurité de la PN du département, expert référent en la matière.
Cette étude visait à déterminer le nombre de sites nécessaires, leurs localisations, les zones à couvrir pour chaque site et donc les besoins associés en nombre de caméras, sur la base de l’analyse de la délinquance entre 2017 et 2019.

Les résultats détaillés de cette étude demeurent confidentiels pour des raisons évidentes de sécurité.
Néanmoins, il en ressortait, qu’il serait nécessaire de déployer entre 22 et 40 SITES (et non pas caméras), pour couvrir correctement et efficacement le territoire communal.